Retrouvez les définitions claires et accessibles des termes essentiels du droit pénal français pour mieux comprendre votre procédure.
Détournement au préjudice d'autrui de fonds, valeurs ou biens remis et acceptés à charge de les rendre, d'en faire un usage déterminé ou de les représenter. L'abus de confiance est puni de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende.
Décision de la cour d'assises reconnaissant l'innocence de l'accusé. L'acquittement met fin aux poursuites et la personne acquittée ne peut plus être poursuivie pour les mêmes faits.
Peine consistant dans l'obligation de payer une somme d'argent au Trésor public. Le montant de l'amende varie selon la gravité de l'infraction commise.
Mesure de clémence effaçant rétroactivement le caractère délictueux ou criminel de certains faits. L'amnistie efface les condamnations du casier judiciaire et interdit toute nouvelle poursuite. Elle est généralement accordée par une loi votée par le Parlement.
Voie de recours permettant de contester un jugement devant une juridiction supérieure, la cour d'appel. L'appel doit être formé dans un délai de 10 jours pour les décisions pénales.
Infraction constituée par un groupement formé ou une entente établie en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes ou délits punis d'au moins cinq ans d'emprisonnement. L'association de malfaiteurs est punie même si aucune infraction n'a été commise, dès lors que le groupement est caractérisé par l'existence d'un projet criminel.
Magistrat du parquet exerçant principalement devant la cour d'appel ou la cour d'assises. L'avocat général représente le ministère public, soutient l'accusation et requiert l'application de la loi pénale lors des audiences.
Document retraçant les condamnations pénales prononcées à l'encontre d'une personne. Le bulletin n°3 peut être demandé par l'intéressé, tandis que les bulletins n°1 et n°2 sont réservés aux autorités judiciaires.
Procédure permettant à une victime ou au procureur de convoquer directement une personne devant le tribunal correctionnel ou le tribunal de police sans passer par une instruction. La personne citée reçoit une convocation précisant la date d'audience, les faits reprochés et la qualification juridique.
Infraction la moins grave dans la classification des infractions pénales. Les contraventions sont divisées en cinq classes selon leur gravité et sont punies principalement d'amendes. Elles sont jugées par le tribunal de police.
Infraction la plus grave dans la classification des infractions pénales, punie d'une peine de réclusion ou de détention criminelle. Les crimes sont jugés par la cour d'assises et comprennent notamment le meurtre, le viol, ou le vol à main armée.
Procédure par laquelle le procureur de la République convoque une personne par procès-verbal lors de sa présentation devant lui, et demande son placement sous contrôle judiciaire. La personne comparaît ensuite immédiatement devant le juge des libertés et de la détention (JLD) qui statue uniquement sur le contrôle judiciaire, sans être saisi d'une éventuelle détention provisoire.
Présentation d'une personne gardée à vue devant le procureur de la République à l'issue de la mesure. Le procureur décide alors de la suite à donner : libération, poursuites, placement en détention provisoire, etc.
Infraction de gravité intermédiaire entre la contravention et le crime. Les délits sont punis de peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 10 ans et d'amendes. Ils sont jugés par le tribunal correctionnel.
Décision du tribunal reconnaissant la culpabilité de la personne poursuivie mais dispensant celle-ci de toute peine. Cette mesure exceptionnelle s'applique lorsque le reclassement du condamné est acquis ou que le dommage causé est réparé.
Peine de prison qui doit être effectivement exécutée en établissement pénitentiaire, sans possibilité d'aménagement ou de sursis.
Investigation menée par les services de police ou de gendarmerie sous la direction du procureur de la République, sans contrainte particulière pour la personne suspectée. L'enquête préliminaire peut aboutir à des poursuites.
Fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne et de la déterminer ainsi à remettre des fonds, des valeurs ou un bien. L'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende.
Documents délivrés par les opérateurs téléphoniques sur réquisition judiciaire, détaillant l'ensemble des communications (appels, SMS, connexions internet) effectuées depuis un numéro de téléphone. Les fadets permettent notamment le bornage (localisation approximative via les antennes relais) et l'identification des correspondants. Ces éléments constituent des preuves importantes dans les procédures pénales.
Infraction qui se commet actuellement ou qui vient de se commettre. Le flagrant délit permet à la police d'effectuer des investigations plus poussées sans autorisation préalable du procureur.
Mesure de privation de liberté permettant aux enquêteurs de retenir une personne suspectée d'avoir commis une infraction pour les besoins de l'enquête. La durée initiale est de 24 heures, renouvelable une fois. La personne dispose de droits spécifiques dont celui de faire prévenir un proche et de s'entretenir avec un avocat.
Comportement interdit par la loi pénale et sanctionné par une peine. Les infractions sont classées en trois catégories selon leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes.
Enquête menée par un juge d'instruction dans les affaires complexes ou graves. L'information judiciaire permet des investigations approfondies et peut donner lieu à une mise en examen.
Phase de l'enquête pénale menée par un juge d'instruction. L'instruction vise à rassembler les preuves et à déterminer s'il y a lieu de renvoyer une personne devant une juridiction de jugement.
Premier interrogatoire d'une personne devant le juge d'instruction, au cours duquel le juge notifie les faits reprochés et décide s'il y a lieu de placer la personne sous le statut de mise en examen ou de témoin assisté. L'IPC est un moment clé de la procédure où la personne doit être assistée d'un avocat.
Durée pendant laquelle une victime est incapable d'exercer ses activités habituelles (professionnelles, scolaires, personnelles) suite à une infraction. L'ITT est un élément déterminant pour qualifier la gravité de l'infraction (violences, agressions) et évaluer le préjudice de la partie civile. Une ITT supérieure à 8 jours aggrave les peines encourues.
Magistrat chargé de mener les investigations dans les affaires pénales complexes. Le juge d'instruction peut ordonner des perquisitions, des écoutes téléphoniques, des expertises et décider de la mise en examen.
Magistrat du siège qui statue sur le placement en détention provisoire, le contrôle judiciaire et les demandes de mise en liberté. Le JLD intervient pour garantir les libertés individuelles durant la procédure pénale.
Peine pécuniaire consistant à condamner une personne à payer une somme d'argent pour chaque jour fixé par le tribunal. Le montant du jour-amende est déterminé en fonction des ressources et charges de la personne condamnée, offrant une meilleure proportionnalité de la sanction. Important : en cas de non-paiement, la personne condamnée encourt une peine d'emprisonnement correspondant au nombre de jours-amendes impayés.
Ordre donné par un juge d'instruction à la force publique de rechercher et de conduire immédiatement une personne devant lui. Le mandat d'arrêt est délivré lorsqu'une personne mise en examen ne se présente pas ou risque de se soustraire à la justice.
Ordre donné par une autorité judiciaire (juge des libertés et de la détention, tribunal correctionnel, cour d'assises, cour d'appel) d'incarcérer une personne. Le mandat de dépôt peut être délivré soit pour placer en détention provisoire une personne mise en examen avant jugement, soit pour exécuter une peine d'emprisonnement prononcée par une juridiction de jugement.
Décision du juge d'instruction ou de la chambre de l'instruction mettant fin aux poursuites faute de charges suffisantes contre la personne mise en examen. Le non-lieu équivaut à un classement sans suite en phase d'instruction.
Fait d'offenser ou de mépriser une personne chargée d'une mission de service public (agent de police, magistrat, etc.) dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions. L'outrage est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
Recours porté devant la Cour de cassation contre un arrêt d'une cour d'appel. Le pourvoi en cassation ne rejuge pas l'affaire mais vérifie que la loi a été correctement appliquée.
Délai au-delà duquel l'action publique ne peut plus être exercée. En matière pénale, les délais de prescription varient selon la gravité de l'infraction : 1 an pour une contravention, 6 ans pour un délit, 20 ans pour un crime.
Document établi par un agent de police judiciaire (policier, gendarme, douanier, etc.) pour constater une infraction, recueillir des témoignages ou rendre compte d'actes d'enquête. En matière contraventionnelle, le procès-verbal fait foi jusqu'à preuve du contraire. En matière délictuelle et criminelle, il constitue un élément de preuve parmi d'autres, librement apprécié par le juge.
Magistrat du parquet qui représente les intérêts de la société et dirige l'action publique. Le procureur décide des suites à donner aux enquêtes et peut requérir des peines lors des audiences.
Fait d'opposer une résistance violente à une personne dépositaire de l'autorité publique (policier, gendarme, agent de sécurité publique) agissant dans l'exercice de ses fonctions. La rébellion est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, aggravés en cas de violences.
Situation d'une personne qui commet une nouvelle infraction après avoir été condamnée définitivement pour une infraction précédente. La récidive entraîne des peines aggravées.
Décision du tribunal correctionnel ou du tribunal de police reconnaissant l'innocence du prévenu ou l'absence d'infraction. La relaxe met fin aux poursuites.
Substances psychoactives dont la production, la détention, la vente et l'usage sont interdits par la loi. Le trafic et l'usage de stupéfiants sont sévèrement réprimés, avec des peines pouvant atteindre la réclusion criminelle à perpétuité pour les infractions les plus graves.
Dispense d'exécution totale ou partielle d'une peine d'emprisonnement, sous condition de ne pas commettre de nouvelle infraction et de respecter des obligations pendant un délai déterminé (suivi par le SPIP, soins, interdictions, etc.). Remplace l'ancienne appellation 'sursis avec mise à l'épreuve'.
Dispense d'exécution totale ou partielle d'une peine d'emprisonnement, sous la seule condition de ne pas commettre de nouvelle infraction pendant un délai déterminé (généralement 5 ans). Aucune obligation particulière n'est imposée.
Statut intermédiaire entre le simple témoin et la mise en examen. Une personne peut être placée sous le statut de témoin assisté lorsqu'il existe des indices la mettant en cause, mais qui ne sont pas suffisamment graves ou concordants pour justifier une mise en examen. Le témoin assisté bénéficie de certains droits de la défense.
Infraction consistant à transporter, détenir, offrir, céder, acquérir ou employer illicitement des stupéfiants. Le trafic de stupéfiants est sévèrement réprimé et les peines sont aggravées en cas de bande organisée, d'usage d'armes, ou de proximité d'établissements scolaires. Les peines peuvent aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité dans les cas les plus graves.
